Liste des produits les plus importés au Maroc

Liste des produits les plus importés au Maroc

Pour diminuer le déficit commercial, le Maroc dépend actuellement de divers produits en exportant vers le reste du monde, mais les commerçants marocains se déplacent continuellement vers les importations. En plus des besoins du pays par rapport à certains articles importés, cela accentue assez rapidement les importations du Maroc. Les importateurs comptent aujourd’hui plus d’une dizaine de milliers, alors que les exportateurs ne dépassent pas les cinq mille. De ce fait, la balance commerciale du pays est structurellement négative et il continue d’épuiser ses réserves de changes. Toutefois, l’importation et l’exportation de marchandises tiennent toutes les deux une place importante.

Avec une économie ouverte, le commerce marocain représente à peu près 80% du produit intérieur brut et selon le rapport de « The Heritage Foundation », le score de liberté économique du Maroc est de 61,9, constituant une hausse globale de 0,4 point, ce qui place son économie au rang de 86ème plus libre de l’indice 2018. L’augmentation du PIB de ces dernières années, ainsi que les bonnes relations politiques et commerciales qu’il a su entretenir à travers différents accords en font un lieu d’investissement très intéressant. Par ailleurs, c’est le moment opportun pour les grandes entreprises étrangères et locales de participer au développement économique du pays si elles veulent jouer un rôle décisif dans divers projets entourant les secteurs clé tels que les infrastructures, les énergies renouvelables, l’agroalimentaire ou encore le génie civil. Dans l’ensemble la croissance du Maroc est reliée en partie à celle du secteur agricole qui se concentre majoritairement sur la production de céréale, lequel est assez sensible au changement du climat. L’exploitation minière ainsi que l’agriculture sont des branches importantes de l’économie marocaine qui élargis présentement ses canaux de distribution dans l’industrie de la pêche.

Les produits exportés par le Maroc sont principalement les biens de consommation, et parmi cela, les textiles sont notamment des produits d’exportation populaire. Il y a également les produits semi-finis incluant l’acide phosphorique, les engrais et les composants électroniques tels que les transistors, les produits alimentaires comme les fruits, les légumes et le poisson, mais aussi les automobiles. Les pays acheteurs comprennent la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Italie, les États-Unis, l’Inde, l’Allemagne et le Brésil. D’autres parts, les importations du Maroc comprennent les produits primaires industriels et les produits semi-finis, les biens de consommation, les biens d’équipement, le pétrole brut, l’alimentation, les combustibles, les animaux et les végétaux. Il importe une grande quantité d’articles variés, mais les produits importés les plus importants sont les produits énergétiques tels que le pétrole ou le gaz ainsi que les céréales, les véhicules, les machines, le plastique et les matériaux d’emballage. Les pays qui fournissent le marché marocain sont la France, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, la Russie, l’Arabie Saoudite ainsi que la Chine.

Selon les statistiques des importations du Maroc, émises par l’office des changes dans les « indicateurs mensuels des échanges extérieurs (IMEE janvier 2018) », au début de l’année 2018, les exportations de biens et services ont enregistré une augmentation de 2.667 MDH contre 2.019 MDH pour les importations, ce qui a entraîné une diminution de 6,6% du déficit commercial par rapport au même mois de 2017. La hausse des exportations résulte de la bonne performance du chiffre d’affaires au niveau des services, du tourisme, et notamment des ventes dans le secteur des automobiles, des phosphates et de ses dérivés. Tandis que l’accroissement des importations au mois de janvier 2018 était de 3,7%, s’établissant à 35.884 MDH contre 34.616 MDH au mois de janvier 2017. Cette tendance dérive de la hausse des approvisionnements en nourriture et en particulier en céréales (blé, mais), ainsi que l’augmentation de la facture en énergie (gaz, pétrole et autres hydrocarbures).

Les importations d’énergie au Maroc

Le secteur de l’énergie est l’un des plus dynamiques au Maroc, dans lequel les énergies renouvelables prennent de plus en plus d’envergure. Compte tenu de la croissance économique, la demande d’électricité et d’énergie ne cesse d’augmenter. Ces dernières années, la consommation moyenne en énergie s’est accrue d’environ cinq pourcent et la consommation en électricité a augmenté d’environ huit pourcent. À peu près 93% des besoins sont couverts par les importations d’électricité et de combustibles fossiles. D’après les prévisions, plus de 42% de la consommation totale d’énergie sera produite à partir de sources d’énergies renouvelables d’ici 2020.

Les énergies solaire, éolienne et hydraulique contribuent chacune à hauteur de 14% à cette part. Le plan solaire marocain, qui a été créé dans le cadre du Plan solaire méditerranéen, prévoit de mettre en ligne un total de 2 000 MW de centrales solaires thermiques en ligne d’ici 2020. Le pays à fait énormément d’effort en construisant l’une des plus grandes centrales solaires thermiques du monde nommée Noor I à Ouarzazate en 2016, qui génère 500MW. Cela conduit tant bien que mal vers la diminution de la dépendance énergétique et du besoin massif d’importer au Maroc. Il poursuit actuellement l’élargissement de ses centrales solaires avec la construction de Noor II, III et IV. Entre autres, la facture énergétique du pays a atteint 6.134 MDH, soit une augmentation de 7% et sa part dans le total des importations représente 17,1% en janvier 2018 contre 16,6% une année auparavant. Cet accroissement est du en générale à l’approvisionnement de pétrole, de gaz et autres hydrocarbures.

Les céréales et autres produits alimentaires

Malgré la progression de l’industrialisation, le secteur agricole demeure un pilier important de l’économie marocaine, car c’est un facteur clé pour l’activité économique, la consommation et l’emploi, avec une contribution au PIB comprise entre 15 et 20%. Pourtant, le secteur reste vulnérable à cause de sa grande dépendance envers le climat. En effet, parmi les 9,5 millions d’hectares de terres cultivées, il n’y a qu’environ 1,4 million d’hectares qui sont irrigués. Bien que le gouvernement fasse la promotion de l’agriculture depuis de nombreuses années, le développement de la transformation des aliments n’est encore qu’à ses débuts, et cette situation incite relativement les entreprises à importer au Maroc. L’agriculture est caractérisée par un grand nombre de petites sociétés qui travaillent avec peu de mécanisation, et dans la plupart des cas, sans fertilisation efficace. Cette faiblesse structurelle conduit le pays à acheter différents produits alimentaires à l’étranger. De plus, les fermes modernes couvrent seulement environ un huitième de la superficie cultivable totale.

Concernant les importations du Maroc en matière de produits céréaliers principalement pour le blé, le maïs et l’orge, les achats ont atteint 1.193 MDH en janvier 2018 contre 589 MDH un an auparavant, soit une hausse de 604 MDH. Pour le blé en particulier, l’évolution s’explique par la hausse des quantités des importations qui ont plus que doublées et la baisse du prix à l’importation. Bien que l’un des objectifs du gouvernement soit d’assurer l’autosuffisance agricole, aujourd’hui seulement environ 50% des besoins agricoles nationaux sont satisfaits. Par ailleurs, la culture des céréales occupe environ 75% des superficies cultivées. Les produits exportés par le Maroc dans ce secteur sont fortement axés sur la culture de fruits et légumes, et cela s’oriente de plus en plus sur l’huile d’olive. Dans le domaine des fruits et légumes (dominé par les tomates, les agrumes et les olives), le Maroc est assez compétitif sur le marché international et exporte de manière intensive.

Un coup d’œil sur la vente au détail de nourriture

La distribution au détail de la nourriture au Maroc varie selon les niveaux de revenu. Tandis que les hypermarchés s’adressent principalement aux consommateurs les plus aisés, les magasins de quartier traditionnels quant à eux s’adressent aux personnes à faible revenu qui ont souvent tendance à acheter moins de produits. Entre temps, les marchés fermiers hebdomadaires persistent toujours et s’adressent à la population rurale. Les personnes à revenu plus élevé ont l’habitude à acheter plus souvent des aliments transformés et emballés. Plusieurs facteurs influencent le secteur du commerce de détail en constante évolution au Maroc. En général, cela comprend l’évolution des modes de vie des consommateurs, le taux élevé de croissance démographique et l’urbanisation rapide, combinés à la hausse du revenu disponible, c’est ce qui développe en partie la croissance du nombre de supermarchés du pays. En outre, le mode de vie trépidant des consommateurs urbains à revenu moyen et élevé entraîne sans conteste un accroissement de la demande de types d’aliments emballés pratiques faciles à ouvrir et à préparer.

Les biens d’équipement et les produits semi-finis

Les entreprises qui se demandent quel produit importé au Maroc peuvent se tourner vers les biens d’équipement et les produits semi-finis. En effet, les différents secteurs tels que l’industrie et la construction ou la communication offrent de nombreuses perspectives pour ces types de produit. Le secteur de la construction est l’un des grands moteurs de la croissance économique du pays, il participe à environ 10% du PIB et emploi plus d’un million de personne. Par conséquent, le gouvernement favorise l’investissement dans ce domaine avec celui de l’infrastructure via divers programmes de financement et de politique d’investissements visant à attirer les entreprises privées et étrangères, ainsi que les banques internationales de développement. Les moteurs de l’industrie comprennent principalement les projets d’infrastructures, les logements sociaux et le tourisme.

Les investissements profiteront en particulier aux secteurs des chemins de fer, des ports, des aéroports, des infrastructures, des autoroutes, de l’eau et de l’électricité, des énergies renouvelables, de l’urbanisme, du tourisme, des soins de santé, des centres commerciaux et des infrastructures sportives. En outre, le gouvernement marocain poursuit une politique de «grands chantiers», notamment dans la construction routière. D’un point de vue global, il manque environ 1 million d’appartements et le secteur immobilier est soutenu par 60% de la demande de logements sociaux.

En se référant aux statistiques des importations du Maroc de l’IMEE, les importations de biens d’équipement ont atteint 8.636 MDH en janvier 2018 contre 8.743 MDH un an auparavant, ce qui constitue une diminution de 1,2%, et les importations de produits semi-finis, sont restées stables en s’établissant à 7.882 MDH contre 7.800 MDH en janvier 2017. D’après les prévisions du gouvernement marocain, plus de 3 milliards d’euros seront investis dans la construction et les infrastructures, et le raffermissement du réseau autoroutier reste une priorité nationale. Le Maroc possède déjà l’un des réseaux autoroutiers les plus denses d’Afrique avec plus de 1 800 km. En septembre 2011, la construction de la version marocaine du TGV français, qui doit naviguer de Tanger à Casablanca, a débuté.

Pour la réalisation du projet, un investissement total de 2 milliards d’euros est prévu. Comme prévu, le nouveau tramway ‘Casatramway’ à Casablanca a été mis en service à la fin de l’année 2012; dans la capitale Rabat, le tram est achevé depuis 2011. Avec le Plan de Relance des Logements Sociaux (PLS), l’Etat marocain a été un stimulant important dans la construction de bâtiments. Ces initiatives pourraient être favorables pour les entreprises exportatrices étrangères, et accentueront les importations du Maroc en matière de biens d’équipement et de produits semi-finis.

Quel produit importé au Maroc ?

Les produits alimentaires : le Maroc demeure essentiellement un marché de produits en vrac pour le blé, le maïs et le soja, avec des opportunités assez limitées pour les produits de consommation. Les biens de consommation à forte valeur ajoutée sont désavantagés par la petite taille du marché, les faibles dépenses de consommation et les liens étroits, culturels et économiques avec l’Europe. Les opportunités dans ce secteur seront globalement limitées mais elles plus importantes dans le secteur de la transformation alimentaire. Le marché offre certaines possibilités pour ceux qui veulent se lancer dans les importations de produits agricoles tels que le blé, les graisses et huiles, les ingrédients de transformation alimentaire (produits laitiers, noix, etc.), les autres ingrédients de l’alimentation. Même, si ses articles sont déjà présents sur le marché, ils ont un très bon potentiel de vente.

La production agricole marocaine se compose principalement de blé, de betterave à sucre, d’oranges, de tomates, de pommes de terre, d’olives et d’huile d’olive. Le Maroc produit suffisamment de nourriture pour la consommation domestique, à l’exception des céréales, du sucre, du café et du thé. Le pays importe plus de 40% de céréales pour sa consommation locale et il est un exportateur net de poisson ainsi que de fruits et légumes. Les produits exportés par le Maroc concernant les produits agricoles de haute qualité vont généralement en direction de l’Europe.

Les accessoires informatiques, téléphoniques et les téléphones : certes, le prix de la technologie varie considérablement d’un pays à l’autre en raison du coût de l’innovation, de la recherche, de la fabrication et des matériaux. Par ailleurs, le secteur de la télécommunication est doté d’un réseau bien développé, surtout dans les zones urbaines. De plus, il existe plusieurs opérateurs comme Maroc Telecom, Meditel, WANA (Inwi) qui ne compte pas moins de 36 millions d’abonnés. Le nombre d’internautes est estimé à 14 millions, dont 3,4 millions d’abonnés Internet. La pénétration du marché dans le mobile et Internet augmente rapidement. Au total, il y a environ 3,5 millions de connexions terrestres. En termes de coût, la Chine est une destination idéale pour importer au Maroc des téléphones intelligents en raison des bas prix de ces téléphones par rapport à la technologie qu’ils offrent, mais il faut surveiller la qualité. 2 – Accessoires techniques. Les accessoires qui complètent les nouveaux ordinateurs portables, téléphones et les petits appareils électroniques, ont un prix plus élevé lorsqu’ils sont loin de leurs lieux de fabrication ou dans d’autres pays. Ces produits sont fabriqués en gros, donc le prix est bon marché et c’est facile à acheter en grande quantité. Les vendre à un prix moyen sur le marché marocain assure un profit suffisant.

Les produits cosmétiques et les accessoires de maison : Ces produits peuvent être achetés en vrac et à bas prix. Ceux-ci représentent une alternative économique pour celles qui ne veulent pas acheter ces produits dans des magasins célèbres à des prix élevés. Les produits cosmétiques se caractérisent principalement par la demande constante des femmes et des filles.

En bref, il existe de nombreux articles très rentables qui peuvent être importés sur le territoire marocain, mais il faut d’abord comprendre la tendance des consommateurs, la culture, et les barrières qui peuvent conduire à la perte lors de l’importation. Ensuite, il sera nécessaire d’évaluer la croissance du marché par rapport au produit. Enfin, au fur et à mesure que l’entreprise élabore son plan d’importation et mène des études de marché, il faut chercher à restreindre la sélection aux meilleurs marchés.

Comment Waystocap vous aidera-t-il à importer différents produits au Maroc ?

Le but de Waystocap est d’abord de vous aider à comprendre comment le marché interagit avec les produits importés et comment vous devriez penser et vous comporter en tant qu’importateur. Cette plateforme permet aux entreprises importatrices ou exportatrices d’intégrer le marché marocain. En effet, Waystocap a déjà identifié tous les différences spécifiques dont vous devez être conscient, incluant les facteurs climatiques et environnementaux, les facteurs sociaux et culturels, les disponibilités locales de matières premières ou de produits de remplacement, les coûts salariaux, la variation du pouvoir d’achat et les contrôles gouvernementaux pour les importations au Maroc.

Sources :
http://www.oc.gov.ma/portal/sites/default/files/nouvelles%20publications%20statistiques/IEE%20janv%202018.pdf
https://www.economie.gouv.qc.ca/fileadmin/contenu/documents_soutien/exportation/notes_economie/note_economie_maroc.pdf
http://www.fcs.ma/wp-content/uploads/2016/10/Rapport-annuel_Commerce-ext%C3%A9rieur-OFFICE-DES-CHANGES-2014.pdf

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